• Lorane Lechevalier

L'état actuel des neurosciences affectives pour comprendre le développement de l'enfant



Réconforter l'enfant lorsqu'il pleure contribue au bon développement de son cerveau.


L'état de la recherche d'après le Docteur Catherine Gueguen, pédiatre


Que sont les neurosciences cognitives et affectives ?


Les neurosciences cognitives (apprentissage, mémoire) sont désormais bien connues du monde scientifique.

Toutefois les études sur les neurosciences affectives, telles que mises en avant par le Dr Guegen, sont plus récentes. Elles sont menées depuis une quinzaine d’années seulement, à travers le monde. Elles s’occupent de l’étude des sentiments, des émotions et des capacités relationnelles.


Pour le Dr Gueguen, pédiatre à l’Institut hospitalier Franco-Britannique de Levallois-Perret depuis 27 ans, les dernières découvertes à ce sujet sont capitales pour mieux appréhender le développement psycho-affectif du jeune enfant. Auteure du livre « Vivre heureux avec son enfant », elle dévoile à travers une conférence les grandes lignes à saisir pour aider au développement cérébral et affectif de tous les enfants.


Pour bien comprendre la pensée et les recherches menées par le Dr Gueguen sur le sujet, il faut comprendre que le cerveau du jeune enfant est en pleine construction. Son cerveau est très fragile, malléable et encore immature, à la différence de celui de l’adulte.

Ce sont les relations sociales et l’environnement qui vont moduler ce cerveau et lui permettre de mûrir. Le comportement des adultes entrant en interaction avec l’enfant va donc jouer un rôle prépondérant sur son bien être à court terme mais également sur sa capacité à gérer ses émotions une fois adulte.


I Notions anatomiques du cerveau de l’Être Humain

Chez l'homme, il existe trois cerveaux distincts :

  1. Le cerveau archaïque, commun avec les reptiles. C’est lui qui est actif face à un danger imminent. Il est responsable du comportement instinctif de fuite.

  2. Le cerveau émotionnel, commun avec tous les mammifères : il comprend l’amygdale et l’hippocampe. Il est tempéré par le cerveau supérieur. Il a un rôle régulateur du cerveau primitif et archaïque. Il joue un rôle important dans l'apprentissage et la mémoire.

  3. Le cerveau supérieur ou néocortex : il est uniquement partagé avec les primates et date d’il y a 2 ou 3 millions d'années. Il représente chez l’Homme 85% du volume cérébral. Il permet les fonctions supérieures telles que la conscience, le langage, la capacité d'apprentissage, les perceptions sensorielles, la notion d'espace... A l’intérieur de ce néocortex se trouve le lobe préfrontal. C’est le plus important et le plus développé chez l'Homme. Il permet la réflexion, le raisonnement, de résoudre les problèmes, d’avoir de l'empathie, de l'imagination, de planifier des tâches, ou bien encore d’avoir conscience de soi.


Quelles sont les différences entre émotions et sentiments ?

Qu'est-ce qu'une émotion ? Il s'agit d'une réaction biologique instantanée qui réagit à l'environnement (sueurs, tachycardie).

Qu'est-ce qu'un sentiment ? Il s'agit de ressentis qui apparaissent et durent après l'émotion. Un sentiment est filtré par le néocortex, à la différence de l’émotion.


Les émotions sont capitales pour le développement d’un individu. Il s’agit de simples signaux vitaux sur nos souhaits et besoins profonds. Ce sont des données brutes. Savoir les écouter permet une vie saine et épanouie, en accord avec nos besoins. C’est la raison pour laquelle il faut favoriser l'expression des émotions chez les enfants afin qu’ils sachent les reconnaître et les écouter.


II Quelle différence entre un adulte et un enfant ?


1) L’adulte peut prendre du recul sur ses émotions et les contrôler

Un adulte face à une émotion négative intense va la maîtriser. Son cortex préfrontal doit pour cela fonctionner correctement. Situé derrière le front, cette petite partie cérébrale qui nous distingue des grands singes, régule toutes les émotions. Il calme l'adulte et permet de prendre des décisions face à ces émotions (verbalement, physiquement... sans agresser l'autre).

La capacité d'un adulte est de réévaluer une situation afin de prendre de la distance et d’analyser la situation, au besoin, en modifiant le circuit émotionnel, afin de se calmer.


2) Les émotions ne sont pas filtrées chez l'enfant car son cerveau est immature

Les premières années de vie sont fondamentales à plusieurs titres:

  • C’est le début du développement global du cerveau de l’enfant, qu’il soit intellectuel ou affectif.

  • L’entourage affectif de l’enfant influence sa santé physique et psychologique future.

  • Les relations des parents avec l’entourage de l’enfant ont des effets profonds sur les structures cérébrales de l’enfant.

Les cinq premières années de vie modulent le développement du cerveau. La maturation cérébrale se termine entre la fin de l'adolescence et les 25 ans de l’individu. Ensuite, les modifications du cerveau seront uniquement liées à la plasticité neuronale.


La dernière étape de la maturation cérébrale est le cortex orbito-frontal : celui-ci, situé au-dessus des orbites, se développe en dernier. Il régule les comportements émotionnels et sociaux. C'est cette structure qui permet d'être « humain ».


Un enfant n'a pas les capacités cognitives pour contrôler ses émotions : les structures et réseaux cérébraux de son cerveau ne sont pas encore fonctionnels.


Cette immaturité se traduit par de nombreux traits :

En dessous de 5 ans, le cerveau archaïque et émotionnel domine : c'est la raison pour laquelle l'enfant se contrôle difficilement : colères immenses, chagrins, peurs... Il ne prend pas de recul et n'a pas conscience de mal faire. Il ne fait donc pas de caprices, et n'est pas non plus malade.

A partir de 5-7 ans, la partie du cortex qui contrôle les impulsions et les émotions commence à mûrir. Un enfant qui a eu un bon environnement va commencer à mieux contrôler ses émotions. Il va commencer alors à comprendre les causes de sa colère.

C’est à cette période que se produit une poussée de croissance neuronale qui multiplie les circuits neuronaux. A 7 ans le sens moral de l’enfant est déjà acquis lorsque son environnement lui a permis de se structurer, c’est la raison pour laquelle on parle de « l’âge de raison ».


III Comment se réalise cette maturation du cerveau ?

Le développement du cerveau dépend de l'épigénétique. L'épigénétique (telle que décrite par Michael Meaney, chercheur à Montréal) regroupe les :

  • Les facteurs génétiques transmis par les parents.

  • Les facteurs environnementaux, qui peuvent modifier les gènes.


C'est l'environnement direct qui permet la maturation du cerveau d’un enfant : son entourage proche joue donc un rôle fondamental.

Celui-ci doit l'aider à être empathique, à exprimer ses émotions et surtout, l'apaiser. Le tout sans jugement.


Cela ne signifie pas céder, mais mettre des mots sur les émotions. C’est avant tout la façon de dire « non » qui est importante.

La relation idéale pour un enfant est donc une relation empathique, soutenante et aimante.


L'environnement peut influencer l'expression des gènes de l’enfant. Le maternage de la mère à l'enfant retentit sur sa façon d'être, sa réaction future face au stress, et prédit ses facultés cognitives.

Une mère doit donc être heureuse pour bien s'occuper de son enfant !


IV L'intérêt de connaître et ressentir ses émotions ?

L'expression des émotions est bénéfique pour chaque être humain :

  • Pour se connaître soi-même, pour bien vivre et réaliser les choix qui nous correspondent !

  • Pour réguler le cerveau émotionnel, et notamment l’amygdale cérébrale qui régule les hormones de stress. Une personne qui n’exprime pas ses émotions peut devenir stressée. En effet, lorsque les émotions sont exprimées, l’amygdale cérébrale est apaisée. Le fait de mettre des mots sur les émotions permet de faire diminuer le stress corporel et psychologique.

  • Pour être équilibré dans sa vie d'adulte, sans violence, sans stress...

Le danger à long terme est que l'individu ne ressente plus ses émotions. Cela s'instaure le plus souvent pendant la petite enfance. Comment se met en place une déconnexion émotions-corps ?

  • Par une humiliation physique ou verbale enfant (maltraitance physique ou verbale).

  • Par une interdiction d'exprimer des émotions désagréables jugées comme négatives. L'adulte n'a pas envie de les entendre (« arrête de pleurer, arrête d'être en colère »), ce qui entraîne chez l’enfant un refoulement des émotions d'inquiétude, de tristesse....

  • Par un défaut de consolation du petit enfant lorsque celui-ci est face à une émotion trop intense, et qu'il ne parvient pas à se calmer tout seul.

Les conséquences possibles une fois adulte sont multiples : troubles de la personnalité, addictions, suicide, anxiété, agressivité, conduites antisociales....

En 2014, 43 pays du monde interdisaient les punitions corporelles dont 27 pays européens, mais pas la France.


V Comment aider à une bonne maturation du cerveau cognitif chez le petit enfant ?


1) Favoriser la sécrétion des bonnes molécules

Cela passe par une libération d’hormones agréables qui participent à la maturation du cerveau. Ces molécules du plaisir sont anti-stress et vitales pour un bon développement cérébral et neuronal :

  • L’ocytocine : elle est sécrétée lors de toute stimulation sensorielle, de tout échange harmonieux, de plaisir partagé ou de regard bienveillant. Elle agit sur les structures cérébrales impliquées dans la perception des émotions : elle permet de décrypter les expressions des yeux et du visage. Elle permet la sécrétion de la dopamine. Il s'agit de l'hormone du plaisir, de la motivation et de la créativité : elle active les circuits cérébraux du système motivation-récompense. Elle permet également la libération de l’endorphine et de la sérotonine. La dopamine est nécessaire à la confiance, l'empathie. Elle diminue le stress et agit comme un puissant anxiolytique. C’est la molécule amour/amitié. La compétition, la comparaison ou le stress bloque la libération de dopamine.

  • Les endorphines : ces hormones créent une sensation de bien-être.

  • La sérotonine : cette hormone stabilise l'humeur.

2) Etre empathique envers l’enfant

  • Empathie affective : sentir les émotions de l'autre, les sentiments d'autrui.

  • Empathie cognitive : comprendre les intentions d'autrui.

Un enfant perçoit donc ses émotions sans filtre et surtout, il ne possède pas la capacité de s'apaiser tout seul.

Si un enfant reste seul avec ses émotions de peur, d'angoisse,..., alors des molécules de stress vont se développer (cortisol), et son cerveau ne va pas bien grandir.


Il faut donc le réconforter. Un adulte empathique, compréhensif et aimant permet à l'enfant de trouver les mots pour exprimer sa colère, au lieu de crier ou s'agiter... Au contraire, si un enfant n'est pas aidé à se calmer, il pourra avoir des réactions violentes (mordre – taper – hurler...). Si les adultes savent apaiser l'enfant, ces moments de tempêtes/colères ne dureront pas à l'âge adulte.

Le plus important est donc de ne pas réprimander l'enfant, ni le menacer, ni crier...


3) Adopter un comportement adulte doux et apaisant

La réaction de l'adulte participe au développement de l'enfant : le ton de la voix doit être apaisant, le regard doux pour calmer l'enfant.

Cela est capital, car un enfant non consolé deviendra à l'âge adulte :

  • Incapable de maîtriser ses émotions.

  • Incapable de créer de tissu affectif.

  • Incapable de compassion pour autrui.

  • Une personne angoissée, agressive ou dépressive.

De plus, un enfant mime l'adulte. Si celui-ci résout bien le conflit, avec calme et empathie, alors cela aidera les enfants présents au bon développement de leur cerveau.


4) Favoriser le partage, le rire et l'activité physique

A chaque contact doux avec l'autre, il y a sécrétion de bonnes hormones ; de la dopamine, des endorphines notamment, de la part des deux personnes.


L'enfant doit se développer en jouant. En effet, rire, s'amuser est très bénéfique pour le cerveau. Cela fertilise des circuits de l'amygdale et du cortex préfrontal, et permet ainsi la croissance neuronale et la consolidation des voies neuronales. Le jeu est primordial pour le cerveau !


Enfin, l'enfant doit se dépenser physiquement : l'après-midi l'enfant doit bouger. S'il ne peut pas exprimer sa vitalité, il devient agité. Il a besoin d'espace pour bouger.

Il n'y a pas que l'intellect à faire murir, le développement du cerveau passe aussi par le corps et l'émotionnel.


VI Les attitudes à favoriser pour une bonne maturation du cerveau chez l'enfant ?


1) Réconforter l'enfant face à ses ressentis

Lorsque l’enfant pleure, les parents ont tendance à réagir par la colère (les pleurs de l’enfant sont la plus grande cause de maltraitance). Il y a une transmission de la réaction de colère du parent sur l'enfant, qui va créer des tensions et/ou de la peur chez le tout petit. L'éducation par la peur et les menaces laissent des traces délétères.


Il faut donc favoriser le réconfort de l’enfant par le dialogue, l’empathie et le contact physique.


2) Éviter de créer des situations stressantes chez l'enfant

a) Un enfant stressé, ne pourra pas retenir les informations ; en effet la mémoire et l'apprentissage sont liés.

La conséquence du stress est l'augmentation du taux de cortisol. Si ce taux est trop important, alors il freine la multiplication des neurones. Cela aura pour conséquence de diminuer leur nombre jusqu'à les détruire. L'enfant, dans cette situation ne peut plus ni mémoriser ni apprendre.


C'est la raison pour laquelle, il faut bien accompagner l'enfant lors de ses premières années d'école. Les devoirs peuvent être une source de stress pour l'enfant.

De plus, en cas de stress, les hormones du plaisir ne sont plus libérées. L'enfant n'a plus de motivation, ni de créativité. Il est démontré que l'apprentissage est meilleur si les méthodes d'enseignements bannissent la peur et le stress.


b) Par ailleurs, la sécrétion prolongée de cortisol modifie le métabolisme de l'immunité et peut engendrer des maladies chroniques.


c) Enfin, le stress dans la petite enfance raccourcit les télomères des chromosomes. Le rôle des télomères est de protéger la partie codante d’ADN du chromosome de l'effet du temps et de l'environnement. Leur raccourcissement aboutit à une perte du matériel génétique et peut conduire à la mort des cellules.


3) Éviter de générer de la peur chez un petit enfant

Le cortisol active aussi l'amygdale. Celle-ci, en lien avec les émotions, va favoriser l'émotion de peur. Quand l'enfant est stressé, il est paralysé par la peur.

La conséquence est que l'enfant n'écoute plus et ne mémorise plus. Se crée ensuite un cercle vicieux en lien avec la peur : l'enfant apprend mal, il a des mauvais résultats scolaires, il est en échec. S'en suivent des humiliations, scolaires ou familiales, aboutissant à un refus d'aller à l'école.


C'est également l'une des raisons pour lesquelles, il n'est pas bon de raconter des histoires qui font peur avant l'âge de 5-6 ans ! L'enfant, sans mise en perspective possible, peut être terrifié. Il risque de voir des monstres et des sorcières partout et surtout dans sa chambre. Cela peut aboutir à une peur d'aller au lit et de dormir seul.

Toutefois, passé cet âge, les histoires imaginaires sont importantes pour développer l'imagination de l'enfant.


VII Des pistes pour aller plus loin ?

La communication non violente (CNV) : créée par Marshall Rosemberg, il s'agit d'une psychologie plus humaniste. L'objectif de ce mode de communication est de pouvoir s'exprimer tout en étant bienveillant.

Cela permet une meilleure qualité de relation envers soi-même et envers les autres, à travers un travail d'auto-empathie et d'empathie. L'un des buts est de rester connecté à ses émotions, de pouvoir mettre des mots sur ce que l'on ressent, d'aider l'enfant de s'apaiser...

Le principe de base de la CNV est « Ne jamais juger et ne jamais critiquer ».

Livre introductif : Les mots sont des fenêtres, Marshall B. Rosemberg, Broché.

Site internet : cnv-europe.

Journal : non-violence actualité.


La méditation en pleine conscience : Basée sur les principes de méditation traditionnelle du Bouddha ayant vécu au VIème siècle avant JC. Elle aide à apaiser l'esprit, permet une meilleure concentration et un meilleur équilibre émotionnel. De plus en plus connue, certains pays comme la Hollande, offre par le biais du ministère de l'éducation une formation à la méditation en pleine conscience à tous les enseignants.


Livres :

Vivre heureux avec son enfant, Dr Catherine Gueguen, Robert Lafont.

Calme et attentif comme une grenouille, Eline Snel Ed. Les Arènes. A partir de 5 ans.


VIII Sources

Allan Schore, le fondateur des neurosciences affectives et sociales dirige le département de psychiatrie à Los Angeles. Il a montré l'importance du cortex orbito-frontal. Cette structure cérébrale est précieuse car elle permet d’aimer, de réguler les émotions, d'avoir un sens éthique et moral, de prendre des décisions. Selon lui, l’environnement de la petite enfance va permettre à ce cortex de bien se développer.

D’après ses recherches, tous les dysfonctionnements émotionnels sont localisés dans le cortex orbito-frontal. La fin de la maturation de cette zone apparaît vers l’âge de 20-25 ans.


Un chercheur neurologue Antonio Damasio, a mis en avant le circuit cérébral émotionnel du cerveau, et ce dès 1995.

L’expérience initiale consistait en une expérience sur des patients souffrant de façon multiple suite à des accidents cérébraux : leur QI était normal, mais ils n’étaient plus capables de mener une vie normale.

Le chercheur a abouti à une conclusion. Il existe trois points fondamentaux dans la vie d’un individu : choisir son métier, son conjoint et son lieu de vie. Lorsque les patients sont déconnectés de leurs émotions, ils n'arrivent plus à vivre une « vie normale ».

En effet, dans l'étude, les patients après leur accident étaient devenus incapables d'exprimer ce dont ils avaient envie. De ce fait : ils perdaient leur conjoint, et leur travail, ils n'aimaient pas leur lieu de vie et certains finissaient à la rue.


De multiples recherches (Teicher 2006, Tomoda 2011, Teicher 2010) montrent que des paroles blessantes sont associées à des risques de délinquance, d’agressivité importante, ou des troubles de la personnalité.


En 2009, Jeewook Choi a montré que des paroles blessantes, humiliantes, méprisantes altèrent le fonctionnement de circuits neuronaux et de zones participant à la compréhension du langage. Cela provoque somatisation, troubles anxieux ou dépressions.


Une recherche menée par Hanson en 2010 montre qu’une négligence ou un abandon précoce du bébé aboutit à des troubles sévères : trouble dans la régulation des émotions, de l'attention, de l'apprentissage...


Le chercheur Jamie Hanson, dans une étude de 2010, vérifie par IRM la taille des cerveaux d'enfants ayant subi des punitions corporelles. Une nette diminution du volume du cortex orbito frontal a été remarquée.


En 2011, dans une étude de Emil Coccaro, un professeur de psychiatrie de l'université de Chicago a mis en avant le fait que les adultes violents présentaient un cortex préfrontal hypoactif. Hors il s’avère que son bon fonctionnement est nécessaire au contrôle des émotions.


En 2012, une étude de Joan Luby a montré que si la mère soutient et encourage son enfant, alors son hippocampe augmente de volume. Entre 7 et 13 ans, l'enfant va donc très bien apprendre.


Le chercheur Martin Teicher a expliqué que les troubles psychiatriques sont plus importants suite à des mauvais traitements émotionnels (violences conjugales, agressions verbales ou physiques...). Cela engendre des troubles anxieux, des dépressions, des troubles bipolaires-dépersonnalisation, de l'agressivité....


La chercheuse Tracie Afifi, canadienne, démontre que les punitions corporelles chez l'enfant engendrent des troubles de l'humeur, des dépressions, des addictions aux drogues, ou encore des manies…


Cliquez ici pour voir la vidéo de la conférence du Dr Gueguen utilisé pour réaliser ce résumé.

Lorane Lechevalier Chiropracteur à Pau : logo